Cette première nuit sans toi

Nuit du 23 au 24 septembre 2020, première nuit loin de toi, cette première nuit seul dans ta chambre, celle que j’appréhendais tant et que je n’ai même pas vu venir.

 

On a le temps, même papa est d’accord.

 

Ce soir, après ton bain, je suis seule avec toi, papa est au foot. Tu es fatigué, ta chambre est prête t’accueillir à côté, je songe à te poser dans ton lit pour une petite sieste, et puis tu commencerais à t’habituer davantage à ce lieu que je t’ai choisi dès notre entrée dans cet appartement, pleine de chaleur et décoré avec amour. D’un autre côté, pourquoi changer nos habitudes alors qu’elles nous conviennent si bien, je pourrais repousser ce moment encore et encore.

Je me rends compte qu’il est 20 heures, suis je vraiment prête à prendre le risque que tu ne te réveilles pas ? Suis je prête à te laisser seul ?
Et toi, es tu prêt à passer cette longue nuit sans moi ?

Au fond, mes émotions se mélangent. J’aimerais que tu me répondes non, que tu réclames ta maman et mes bras, tout simplement parce que j’ai cette part d’égoïsme de maman, ce besoin de me sentir indispensable à tes yeux.. mais d’une autre part je serais tellement fière de pouvoir me dire que tu es capable de t’endormir seul et serein tout en sachant que même si je ne suis pas prêt de toi, je répondrais toujours à tes besoins et que je serais là.
Te rendre heureux et autonome est ma priorité mais je ne savais pas que ça commencerait si tôt et que ça me ferait éprouver des émotions aussi fortes et contradictoires.

Je suis partie 2 minutes chercher ta gigoteuse et ton doudou dans ma chambre sans grande conviction. Je suis revenue, tu dormais déjà contre ton petit coussin arc en ciel. Notre symbole. Tu m’avais répondu à ta manière, il était temps d’essayer.

Cette première fois est une victoire mais je ne prends pas cela pour acquis et chaque jour est différent, si tu as besoin de moi demain, dans 1 mois ou plus tard, ma porte sera toujours ouverte, mon lit aussi. Je suis prête à m’adapter à tes besoins, et Papa aussi, on se l’est toujours dit.

 

Je me rappelle encore hier ; ta chaleur près de moi, ton odeur, ta respiration, tes petits bruits de l’amour, tes ronflements, ta petite main qui sert la mienne, tes yeux qui s’ouvrent en me cherchant du regard, ton petite pouce qui vient trouver ta bouche parfois dans la nuit, le bruit que tu fais quand tu retrouves ta tétine, ta petite tête de l’autre côté du lit en plein milieu de la nuit, ta cuisse à moitié sur mon lit.
Ça fait plus d’un an que d’une certaine manière, nous avons dormi tous les deux ensemble et je me sens tellement vide sans toi, j’en ai la gorge nouée.

 

Ça paraît peut-être ridicule mais tu me manques mon prince, toi qui est dans la pièce d’à côté, j’ai déjà hâte de te retrouver demain matin. Je mentirais si je te disais qu’en notant ses mots, je n’ai pas les larmes aux yeux mais je suis tellement reconnaissante d’avoir pu vivre tout ça à tes côtés.

 

A toutes ces prochaines, premières et dernières fois, qui seront peut être toutes aussi dures pour mon coeur de maman mais tellement importantes.

 

Je t’aime, tu me surprends jour en jour, mon petit garçon.

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