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Les enfants, ça fait des papillons dans le ventre.

 

Je ne sais pas trop par où commencer, mais te raconter le déroulement de ma grossesse me semble être parfait pour débuter le récit de notre histoire.

Maman et papa rêvaient tous les deux de t’avoir depuis quelques années déjà.
Notre parcours a été un peu compliqué, comme un peu tout ce que nous entreprenons d’ailleurs, mais la finalité est toujours si belle après tant d’efforts et tu nous as tant rapprochés. Papa était là à chaque coup dur, tu le connais, toujours positif et là pour faire rire, heureusement. 

Tu es venu te blottir au creux de mon ventre en été, 9 mois après ce petit ange qui t’avait préparé ta place. Je me rappelle avoir pensé si fort à lui devant les feux d’artifices du 15 août, en me demandant comment aurait été ma vie avec lui. Quelques semaines après, je voyais cette deuxième barre sur mon test de grossesse. Coïncidence, je ne pense pas, un cadeau, c’est certain.

J’étais si heureuse de pouvoir avoir une nouvelle chance de tomber enceinte, je t’aimais déjà si fort, mais j’avais aussi terriblement peur de te perdre comme j’avais pu perdre auparavant. Pour éviter que je pense trop, mon corps a été très malin; j’ai eu des nausées et vomissements durant mes 4 premiers mois, tout en travaillant et en ne voulant pas divulguer mon secret. J’étais tellement heureuse dans ma bulle avec ton papa, nos frères et sœurs et tes grands parents, cela me suffisait. Finalement, je ne pouvais plus cacher mon petit ventre où tu prenais de plus en plus de place et nous l’avons dis en automne à tous nos amis et notre famille. Contre toute attente, cela m’a libérée, j’étais heureuse de ne plus avoir à te cacher. Mon ventre grossissait à vue d’œil à partir de ce moment là.

Début décembre, j’arrêtais de travailler, un col raccourci et des contractions douloureuses, je ne voulais prendre aucun risque et profiter de cette grossesse que j’avais tant attendue. Il ne me restait que 4 mois et demi de cohabitation avec toi, c’était plus que temps de profiter de ce que la vie m’offrait.
Toi, tu m’as offert un cadeau de noël en avance, en me donnant tes vrais premiers coups, si merveilleux de pouvoir voir mon ventre sursauter, savoir que tu étais là et nous avons commencé à communiquer d’une autre manière. Tu montrais ta présence à papa aussi et j’étais si heureuse de notre début de vie à 3. (Je t’écris un an plus tard et c’est toujours le cas ne t’en fais pas.)
A l’échographie, tout n’était pas dans les normes au niveau de ta petite tête, j’avais eu l’impression que le monde s’écroulait autour de moi alors que le gynécologue qui nous suivait me rassurait et m’expliquait que tout pouvait revenir dans l’ordre très vite sachant que ce n’était pas trop important. Très compréhensif il m’a quand même adressé à un gynécologue spécialisé à Dijon, où nous avons eu la chance de te voir une fois de plus avec ton papa et où tout était revenu dans l’ordre.

A partir de ce moment là, autour du 6ème mois, je n’ai fait que profiter de toi sans me poser trop de questions. Nous avions nos habitudes, les contractions s’étaient estompées et c’était un bonheur.

Comme tu l’as surement appris, ton année de naissance a été riche en bouleversements avec cette pandémie qui nous a forcé à rester confinés pendant plus de 2 mois, j’étais donc dans mon 7ème mois. Dur de ne pas voir nos familles mais encore plus d’imaginer ta naissance sans Papa. Avec du recul, ces 2 mois ont été merveilleux à 3, toi dans mon ventre, nos deux chats toujours collées à nous et Papa nous faisait des plats différents chaque jour pour qu’on garde le moral jusqu’à ton arrivée. Ce qui a été le cas, je te raconterais plus tard comment s’est passé notre première rencontre.

Cette grossesse n’a pas été la plus facile mais chaque moment a été important et c’était les 9 mois les plus intenses de ma vie de partager mon corps avec toi, je suis tellement reconnaissante et un peu nostalgique je l’admets, mais te voir grandir auprès de moi est encore plus magique.

 

Ta Maman qui t’aime.

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