Pourquoi enjoliver le post partum ?

La période du postpartum s’étend de la fin de l’accouchement jusqu’au retour de couches, c’est-à-dire les premières règles après la grossesse. C’est aussi celui qu’on appelle le 4ème trimestre.

Je m’étais beaucoup renseignée sur le sujet (merci le confinement et les semaines de semi allitement), mais c’est comme quand on se renseigne sur 10000 choses avant de devenir parent, ce n’est que théorique et bien qu’on s’y prépare ce n’est pas forcément plus facile à vivre.
Je vais vous lister les principaux symptômes, dont ceux que j’ai eu suite à mon accouchement et vous donnerais mon ressenti.

 

1. Les pertes de sang / les lochies

Pas vraiment traumatisant pour moi, certes c’est fatiguant comme quand vous avez vos menstruations, mais difficile de faire la différence entre la fatigue de jeune maman et celle ci à vrai dire. Oui elles sont présentes en grosse quantité, j’avais trouvé une astuce pour être plus à l’aise les premiers jours et avais pris des protections/couches (ici). Pour ma part elles ont durée une bonne semaine et demi de façon assez abondantes puis jusqu’à 1mois/1mois et demi j’en avais de moins en moins.

 

2. Les tranchées (ou contractions utérines post accouchement)

Le plus dur selon moi, j’avais des contractions après accouchement. A la maternité, pas de papa ou de grands parents pour prendre le relai, oui il y a les sages femmes mais elles ne vont pas bercer votre bébé ou le nourrir pendant que vous dormez. Le combo spasfon/doliprane me soulageait un peu.
On dit qu’elles durent seulement 48h mais j’en ai eu régulièrement au moins pendant le premier mois suivant l’accouchement. Le fait d’allaiter augmenterait ce symptôme.
Mais comme toujours, chaque corps réagit différemment.

 

3. La solitude

Dans mon cas elle a été présente mais la situation a accentué l’effet. Le papa m’a manqué à peine il passait la porte de la salle d’accouchement pour rentrer. Se retrouver seule avec un petit bébé, jeune maman, primipare, je ne peux pas vous dire que vous ne vous sentirez pas terriblement seule les premiers instants et un peu démunie. Petite anecdote : J’ai entendu pleurer bébé, j’ai directement sonné car je n’osais pas le prendre seule de peur de le faire tomber ou de lui faire mal, je me suis sentie ridicule et puis maintenant je me dis que c’était légitime.
Demandez de l’aide et profitez du soutien du papa et de vos proches, ils seront ravis de vous aider et vous pourrez en plus profiter mieux de votre nouveau né.

 

4. Les séquelles physiques (déchirure, points, hémorroïdes)

Je ne vais pas vous cacher que les premiers jours, votre partie intime sera plus ou moins douloureuse, vous avez sorti un petit (ou gros) bébé quand même. Du mal à s’assoir, peur d’aller aux toilettes, de faire sauter les points, d’aller se doucher et d’y toucher, c’est normal. Utilisez un savon doux pour vos parties intimes, demander de l’anesthésiant local à la maternité et j’ai également utilisé une crème cicatrisante. Les antalgiques sont vos amis, n’hésitez pas à en parler, ce n’est pas tabou c’est normal, j’ai essayé de lutter contre la douleur mais avec un bébé dont on doit s’occuper et un accouchement dont on doit se remettre physiquement et psychologiquement je pense qu’on a le droit ! (pour toutes les frileuses comme moi qui d’habitude n’aiment pas prendre ne serait ce qu’un doliprane) J’ai eu très mal au début et finalement le corps se remet tout seul, pour vous donner une idée, à mon rendez vous post partum tout était déjà cicatrisé.

 

5. Fuites urinaires / anales

Je n’y suis pas passé mais si vous utilisez les protections que je vous ai conseillées plus haut vous ne serez que peu gênée et surtout penser à la rééducation du périnée dès que votre sage femme ou votre gynécologue vous donne le feu vert.

 

6. La chute d’hormones

Ce n’est pas un mythe, en tout cas par pour moi, je pleurais beaucoup à la suite de mon accouchement, la moindre petite contrariété, ou le moindre petit moment de solitude, j’avais du mal à me contenir. J’étais aussi très émotive, dès que je voyais mon petit bout, j’avais tellement attendu ce moment, j’étais tellement heureuse. Peut être le fait que je sois très sensible à la base également mais ça a été un tourbillon d’émotion.
Petit souvenir de mes parents qui sont venus me faire coucou par la fenêtre le lendemain pour venir me soutenir et moi qui pleurais à chaudes larmes, et eux qui ne montraient rien avec leur grand sourire pour me remonter le moral. (meilleursparentsdumonde)

 

7. S’habituer à ce nouveau corps

Au début je n’y pensais pas trop, je prenais des photos de mon corps dans la salle de bain tous les jours la première semaine pour voir l’évolution, j’étais contente de perdre aussi vite. D’un autre côté, je me sentais tellement vide quand je n’avais pas bébé dans les bras, ou même les premières fois sous la douche, j’avais l’impression que ce n’était pas moi, où est mon ventre ou est passé bébé?  Le ventre est détendu, non il ne pendouille pas jusqu’à par terre ! J’ai de la chance d’avoir un corps qui se remet si vite, mais c’est devoir se réhabituer à une autre facette de nous même alors qu’on avait enfin réussi à s’accepter enceinte qui est difficile.
De même sur les photos, celle que je vous poste sur cet article je n’ai jamais voulu la montrer parce que j’ai un petit ventre, je me sens grosse, fatiguée, à peine habillée et maintenant rien qu’avec quelques mois de recul je trouve cette photo si belle et si représentative du post partum.

Prenez soin de vous quand vous avez un moment pour essayer de vous retrouver.

Ce dessin représente à la perfection l’idée de ce que je me fais du post partum, parce que malgré tout pour moi c’est principalement du bonheur.

 

 

 

 

Merci à @moineau_jolie de me permettre d’utiliser son dessin pour illustrer cet article, allez voir son compte Instagram il n’y a vraiment que des merveilles.
&Sa boutique ici.

 

Pourquoi avons nous l’impression qu’on nous cache des choses, qu’on ne sait pas tout, qu’on nous dit pas tout ?

Je pense surtout que c’est un débordement d’émotions,  de bonheur, de fatigue et de douleur et que la chose sur laquelle on s’attarde le plus c’est notre petit bout, alors oui c’est difficile et peu mis en avant. Plaignez vous vous en avez le droit, et demandez de l’aide. Mais sincèrement, comment ne pas enjoliver ce 4ème trimestre sachant qu’on a la plus belle chose au monde au creux de nos bras ?

 

 

Et vous comment l’avez vous vécu ? Si ce n’est pas encore fait, l’appréhendez vous ?

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